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 Exposition "Eloge du flou"

L’exposition a été conçue dans le but de mettre en valeur les photographies réalisées au sténopé par Véronique Madarnas, Salvatore Sortino et Viviane Pahud dans l’Atelier photo du Foyer Clair Bois – Pinchat, sous la direction d’Alexa Bouissière.

Nous avons fait appel à une photographe réputée, Claire Annette Mussard, pour décrire le procédé particulier du sténopé.

Les drôles de boîtes utilisées par les trois photographes lors de leurs excursions en ville étaient accrochés à côté de leurs images poétiques. Elles n’ont pas manquées d’intriguer le public du Restaurant de la Maison des Arts du Grütli, déjà enchanté par la qualité des photos des trois auteurs.

Photographier la vie au sténopé,
tout simplement

Restaurant de la Maison des Arts du Grütli
Rue du Général Dufour 16
1204 Genève
Tél. 022 321 51 58

Horaires d’ouverture:
de Lundi à Jeudi de 08h00 à 24h00
Vendredi de 08h00 à 01h00
Samedi de 16h00 à 01h00
Dimanche de 16h00 à 23h00







 

Le sténopé est le procédé photographique le plus primitif, il demande lenteur et patience.

Un trou minuscule remplaçant l’objectif de l’appareil laisse passer la lumière qui permet de réaliser des images proches de la peinture ou de la gravure.

«L’appareil photo» est une boîte métallique, un carton à chaussures, un emballage de film, un poivron ou une pièce dont la fenêtre sera noircie et pourvue d’un petit trou laissant entrer la lumière qui viendra impressionner le papier ou le film. « Le film » est un négatif ou une feuille de papier photographique posé dans la boîte, exposé à la lumière uniquement lors de l’ouverture du trou. Sans mise au point, la photographie est nette de quelques centimètres à l’infini, donc pas de trucage, tout ce qui est dans le cadre de l’image sera visible. L’angle de prise de vue très large oblige le photographe à se rapprocher de son sujet. En fait, le résultat est toujours inattendu. Dans ce processus, on ne peut décider que du cadrage, souvent approximatif et du temps de la prise de vue, qui peut durer de plusieurs secondes à des heures. Attardons-nous sur ce temps de pose si long que l’eau photographiée devient opaque et qu’on voit le mouvement des feuilles de l’arbre balancées par le vent.

Dans cette exposition, les sujets des photographies sont pensifs. Et le traitement de l’image au sténopé ajoute un plus de poésie, notamment par une douceur un peu floue, propre à la photographie sans objectif. Le noir, le blanc, le gris et le flou des images capturées par Véronique Madarnas, Salvatore Sortino et Vivian Pahud, lors des parcours photographiques organisés par Alexa Bouissière, nous plongent tout droit au cœur de l’hiver.
Claire Annette Mussard
Photographe
   
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